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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 19:31





Le 18 mars dernier fut marqué par la mobilisation de plus d’un million de personnes dans les rues des principales villes de France. Cet élan, très impulsé par les divers syndicats salariés, lycéens et étudiants, avait l’objectif de dénoncer les risques attenants à l’application de la récente loi du gouvernement de M. de Villepin : le Contrat Première Embauche.







 

Ce nouveau texte, destiné à solutionner l’emploi des moins de 26 ans, offre une très grande flexibilité de gestion de la main-d’oeuvre. Celle-ci s’accompagne, comme souvent, d’une augmentation importante de la précarité des salariés, ou tout au moins d’un risque accru d’y sombrer. Afin de faire connaître son inquiétude face aux ravages que peut provoquer ce nouveau cadre de l’emploi de jeunes, une partie non négligeable de la population défila donc dans les rues.



On pouvait y apercevoir les banderoles des principaux syndicats : FO, CGT, UNEF, FIDL,... Salariés, lycéens et étudiants marchaient ensemble derrière les même banderoles, conservant toutefois une identité revendicative propre à chaque groupe. Certains partis politique de l’opposition furent tout autant présents.


En marge de ces défilés, globalement respectueux de l’ordre public, certains courants de pensée beaucoup plus radicalisés profitèrent de la couverture médiatique importante pour montrer leur colère. C’est donc à coups de pavés dans les vitrines, de voitures brûlées, de cocktails molotov, de batailles rangées avec les forces de l’ordre, que ces perturbateurs se sont “exprimé”. Cette démarche tant à prouver la petitesse d’esprit des individus qui l’utilisent.




Quelle suite ?

Si la revendication est légitime, sa forme ne l’est pas toujours. Des étudiants ou des lycéens n’allant pas en cours n’ont pas véritablement grand chose à défendre pour leur avenir puisque, par leur absence volontaire des salles de classes, ils montrent à quel point ils ne sont pas intéressé par la construction de celui-ci. Leur parole aurait un tout autre écho si ils montraient une volonté et une énergie tout aussi importante pour leur combat, en dehors des périodes de cours. Ainsi, ils continueraient à se préparer à la vie active tout en ne pénalisant pas ceux qui ne sont ni solidaires ni concernés par le débat actuel. Lors d’un précédent conflit social opposant le gouvernement aux étudiants, les vacances scolaires estivales avaient tranché en faveur du ministre de l’époque ... Peu crédibles non ?! Cela peut sembler également valable pour les salariés qui souhaitent contester la politique des instances dirigeantes et non de leur structure professionnelle : l’arrêt de leur travail ne pénalisera le gouvernement que si cette grève est suffisamment importante pour ralentir, voir bloquer les activités économiques du pays. D’où, encore une fois, l’importance de choisir un mode de contestation pertinent qui ne mettra pas en cause le bien fondé et la légitimité des revendications.


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commentaires

S
Arnaud, <br /> tu es un fin penseur ;-)<br /> Plus sérieusement, je suis plutôt d'accord avec toi sur le fond...je me demande comment ca va se terminer cette histoire...
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